Oronte a la passion du pouvoir, c’est un homme de forte ambition. Il a toujours su se faire un chemin sans détour dans les aléas des gouvernements. Il a fondé et dirigé sans faiblir bien des partis et des mouvements, construit des alliances et défait des rivalités. Maire, député, ministre, président un jour, Oronte avance. (suite…)

Le japon, sa culture et sa littérature, sont souvent perçus comme figés dans un tissu de présupposés, combinant l’exotisme, l’esthétisme, et une forme de hiératisme mental, tout ça pour faire des japonais des gens très différents de nous. De ce point de vue, cet étrange roman d’Ishikawa est à la fois dans cette fenêtre, qui nous ouvre l’attention sur un univers lointain; mais aussi très proche de nous, de nos formats littéraires, et de nos amusements. Les étonnements qu’il provoque sont assez significatifs d’un écrivain japonais, mais on ne s’en lassera pas. (suite…)

 

 

Entre eux, les puissants, les grands, les décideurs aiment à se contempler tels ; des chanceux, ou encore des méritants, qui se renvoient les aspects de leur position. Sitôt réunis, sitôt connectés les uns aux autres, ils savourent sans fard cet entre-soi mérité. Mais ces gens-là, pourtant tout éclairés de leur hauteur, redoutent qu’on les voie comme tels. (suite…)